Adèle tient une petite librairie d’occasion héritée de son grand-père. Un mardi soir, une cliente entre juste avant la fermeture et demande un exemplaire précis d’un roman épuisé. Adèle la sert sans y prêter attention, jusqu’à ce qu’un habitué lui apprenne que cette femme, Mathilde, est morte trois ans plus tôt dans un accident sur la route qui longe la librairie. Persuadée d’une erreur ou d’une ressemblance, Adèle se met à observer la cliente du mardi de plus près, en cherchant sur les registres de vente, les vieilles photos du quartier et les souvenirs des voisins de quoi expliquer rationnellement ce qu’elle voit. Son enquête la mène vers le grand-père d’Adèle lui-même, qui avait gardé de côté, sans jamais le vendre, l’exemplaire que Mathilde venait réclamer chaque semaine avant sa mort. Adèle comprend que ce livre contenait quelque chose que Mathilde n’a jamais pu récupérer de son vivant, un secret que la famille d’Adèle a longtemps protégé. La dernière scène, un mardi soir, offre à Adèle l’occasion de rendre enfin ce qui devait l’être, sans que le texte ne tranche complètement sur la nature de ce qu’elle a vu.
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